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Le métier de bien écrire pour être bien lu

S’il y a un style et un technolecte pour chaque entreprise dans la communication moderne de notre monde globalisé, il y a également un style rédactionnel pour la création de textes destinés à être traduits vers les langues des nouveaux marchés à conquérir.
Notre expérience de plus de trente ans dans l’écriture multilingue nous indique qu’il ne faut pas trop hypothéquer la rédaction de la langue pilote (langue de départ) du client. Les seules « contraintes » rédactionnelles doivent se limiter fondamentalement aux normes de la bonne écriture traditionnelle. Par exemple voici quelques règles pour un guide au style rédactionnel « traduisible » :

a. des phrases ne dépassant pas 25-30 mots
b. des paragraphes contenant au maximum trois-quatre phrases
c. des formes fondamentalement actives et, si possible, sans gérondif
d. des terminologies même très rares et techniquement « difficiles » à condition d’en expliquer,
     avec des incises ou des glossaires ad hoc, la signification accessible pour un lecteur d’une
     culture générale moyenne
e. la préoccupation de titrer, sous-titrer et de partager conceptuellement les exposés afin de
     les simplifier au maximum
f.  une utilisation collatérale et équilibrée d’illustrations, légendes et accros pour distribuer
    l’information raccourcie du contenu
g. synthétiser l’écriture pour réduire à l’essentiel les redondances et les rendre volontairement
    utiles ou nécessaires.

Puis, il faut faire confiance aux traducteurs, adaptateurs et localisateurs de qualité. La traduction, malgré ses limites, fait des miracles. Les grands écrivains du XVIIIe siècle (de Goëthe aux encyclopédistes) s’étaient déjà aperçus du très étonnant phénomène que les linguistes appellent aujourd’hui les universaux : les structures communes de correspondance d’un énoncé qui sont présentes dans toutes les langues (indépendamment de leur morphologie).

TRANSLATING AND PUBLISHING WHERE THE LANGUAGES ARE SPOKEN