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Les illégalités et les contraintes inutiles de certaines règles présentées dans beaucoup de soumissions


Les Purchasers du Client (peu importe si privé ou public) qui produisent un appel d’offres se trouvent souvent dans la situation de « créer » des conditions de réalisation des services multilingues afin de pouvoir « assurer », le plus possible, un maximum de garanties de qualité dès leur conception.
Comme ces soumissionnaires purchasers ne sont presque jamais renseignés par leurs fournisseurs (nos concurrents) sur la culture professionnelle appliquée à la production moderne des services multilingues, ils agissent sur le plan purement intuitif.
Ils établissent des règles dans leurs cahiers des charges naturellement de « bon sens ».
Il va de soi que ces purchasers prévoient leurs cahiers des charges en essayant de cumuler un maximum de contraintes que leurs convictions en techniques de l’écriture multilingue – fatalement quelque peu profanes – leur suggèrent.
C’est pour cette raison qu’ils sont induits à tomber même dans l’illégalité, par ailleurs inutile.
Par exemple, ils exigent souvent que l’entreprise soumissionnaire qui répond à l’appel d’offre documente avec des Curricula Vitae les qualifications des traducteurs ou des rédacteurs employés. À part le fait que ces CV n’ont aucune valeur factuelle car tout employé peut légalement démissionner ou être licencié à n’importe quel moment, l’illégalité consiste dans le fait que c’est l’entreprise et non ses employés qui engagent le contrat (signé, il va de soi, par son administrateur délégué ou son gérant).

Des contrats qui configurent même des locations de travailleurs au lieu des fournitures de services
Une autre possible entrave à la légalité des législations du travail est constituée par des règles de certains cahiers des charges qui configurent non pas la fourniture de services mais, au contraire, les louages de travailleurs. Les entreprises de notre secteur, n’étant pas des sociétés d’intérim, ne peuvent pas fournir des travailleurs (dont il est demandé même le déplacement) mais des services.
Il y a des limites même légales à la recherche d’économies dans les prix !
Parmi les requêtes « bizarres » qui frôlent les « secrets de fabrication » ou, tout simplement, la privacy commerciale, on trouve parfois des demandes d’analyses sophistiquées sur les plans organisationnels ou financiers. Elles apparaissent non concluantes déjà pour des grandes entreprises multinationales. Pour des petites entreprises ou de minientreprises, telles la quasi-totalité des agences de production multilingue de notre secteur, ces analyses inutilement si détaillés risquent souvent le risible outre l’ouverte impertinence commerciale.
Par ailleurs, ces « analyses » sont même très souvent comptablement invérifiables et induisent encore davantage à des déclarations non fondées ou carrément fausses.
Le besoin de se protéger face à des possibles échecs productifs ou de qualité médiocre ne justifie pas ces écarts commerciaux qui ne garantissent rien : il suffit de se rendre compte de la faible valeur de la capitalisation des entreprises de notre secteur. Et qui induisent souvent les soumissionnaire à déclarer n’importe quoi ou à renoncer – aux dommages du futur client – à l’appel de l’offre.


La certification ISO est-elle un gage de qualité ?

Que pensez-vous des "certifications" spécifiques à la traduction que l'on est en train de viser actuellement ou que l'on a déjà approuvées, comme par exemple en Allemagne avec la norme DIN ?

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